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Best-of Art en vrac : V&A Musuem, Londres.

Il y a des endroits comme ça qui nous marquent et qui n’ont pourtant rien d’exceptionnel, ou si un petit peu quand même.
J’ai découvert le Victoria and Albert Musuem l’année dernière à l’occasion de ma visite à Londres. Je voulais voir l’exposition « Baroque » mais ma petite soeur et moi sommes arrivées un peu tard au musée et par conséquent nous ne disposions pas de suffisamment de temps pour découvrir cette magnifique exposition. Nous avons donc choisi de visiter tout de même un peu le musée j’ai eu un véritable coup de coeur pour cet endroit souvent un peu oublié des circuits de visites culturelles de la capitale britannique.

 Les musées dédiés c’est bien, mais je crois qu’en réalité (et je l’ai compris avec le V&A) il n’y a rien de mieux qu’un musée cosmopolite pour traiter de l’art et du design. D’ailleurs le V&A est le plus grand au monde par la richesse et la diversité des collections qu’il présente.
Il y en a réellement pour tous les goûts et l’on ne peut pas faire autrement que de sortir de là comblé!

Certaines personnes sont dans la recherche esthétique pure et font peu de cas de l’histoire qui entoure un objet pour en apprécier la beauté ou la rareté. D’autres au contraire ont besoin de remonter à la genèse, de connaître le background pour réellement apprécier ce qui leur est présenter. Je suis entre les deux et le V&A m’a donné pleine et entière satisfaction .

Ce que j’ai trouvé admirable ici, c’est que la recherche de l’esthétisme ne semble pas avoir de frontières.
Ceux qui avaient des idées préconçues sur l’art ou des doutes sur la capacité de certains peuples à produire de véritables chefs d’oeuvres en ressortiront bouleversés.
Le musée contient plus de 3 000 ans d’objets provenant d’Europe, d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et des cultures les plus riches du globe. Cela va du mobilier au céramiques, des tableaux ou sculptures en passant par le textile et la photographie .
J’ai particulièrement aimé l’aile réservée à l’Asie qui présente des pièces illustrant de façon parfaitement détaillée( sans qu’un guide audio ne soit nécessaire ) différents aspects de la vie de tous les jours et de la religion.

 Mais c’est l’espace consacré à la photographie qui a définitivement scellé mon(notre) coup de coeur!

Une galerie de taille modeste mais qui abrite l’une des plus grande collection de photographie au monde avec plus de 500 000 images retraçant l’histoire de la photographie de la technique aux différents courants esthétiques. Les clichés les lus précieux et les plus symboliques sont consignés dans la petite galerie du fond dont les murs rouges renforcent l’impression de préciosité et illustre l’importance que les britanniques accordent à cet art.

D’ailleurs c’est ici que s’est tenue la première exposition de photographie au monde en 1858 alors que le lieu s’appelait encore le « South Kensington Musuem ». L’exposition organisée par la « Photographic Society of London »  comptait plus de 100 photographies dont certaines données par l’équivalent français de cette organisation fondée en 1853 pour la promotion de la photographie. La petite salle rouge dans laquelle les photos sont interdites présente des photos de cette exposition.
La galerie fait également une large place à la photographie contemporaine avec des photographes tels que l’enfant du pays Tim Walker (mon chouchou!), ici avec « Lily Cole and Giant Camera, 200 ».

Ou la photographie dite « subversive », car ce musée est différent des autres.
 La  photo ci-dessous est de  la photographe Maud Sulter(décédée en 2008) qui en 1989 a réalisé une série de portraits intitulée « Zabat » qui met en scène  les 9 muses grecques présentées par des femmes noires.

Ici la danseuse Delta Streete en muse de la danse Terpsichore. Ce portrait pose la question de la représentation de la femme noire dans l’art contemporain. Le choix du modèle n’est d’ailleurs pas anodin puisque Delta était alors protagoniste d’une pièce intitulée « The Quizzing Class » qui explore les relations entre les femmes et notamment entre la maîtresse et la servante durant l’esclavage. Delta a confectionné elle-même sa robe sur le modèle de celle qu’elle porte dans la pièce.

Cette photo de Philip-Lorca diCorcia en utilisant la lumière et un placement particulier des objets met en exergue des situations du quotidien d’une extrême banalité. Cette photo fait partie d’une série réalisée en 1990 sur un parking de Los Angeles fréquenté par des hommes prostitués et des toxicomanes. Philip-Lorca diCorcia avait réalisé la scène à l’avance et a trouvé un homme qu’il a payé pour être le sujet de cette photo et a décidé de faire apparaître ce détail (ainsi que le nom et le lieu de naissance ) dans le titre de la photographie ainsi que sur chacune des photos de la série ainsi  : « Ike Cole; 38 years old; Los Angeles, California; $25 ».

Je pourrais vous parler des heures de la section photographie du V&A mais le mieux est que vous alliez la (re)découvrir, d’autant plus que l’aile consacrée à l’histoire de la mode et au textile n’est pas des moindre non plus et vaut vraiment le détour!

Inutile de vous préciser que pour apprécier pleinement les trésors de ce musée, il faut prévoir la journée !

Victoria and Albert Museum
Cromwell Road
London SW7 2RL

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3 Commentaires

  • Reply Mado

    C'est l'un de mes musées préférés à Londres également !!!!

    23 août 2010 at 12 12 49 08498
  • Reply D.

    Oui Mado, cet endroit est juste génial, la prochaine fois que j'y retourne je prévois la journée parce qu'il y a vraiment énormément de choses à voir!

    23 août 2010 at 13 01 00 08008
  • Reply roughdisco.com

    ah j'ai travaillé au museum shop pendant 3 ans en tant que vendeuse 🙂 au moins la bas pendant mes pauses dej' j'avais de quoi m'occuper!

    23 août 2010 at 14 02 26 08268
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