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Musique

Brussels day 2 : Musicology

Dans le périmètre du Bozar se le musée le plus original, le plus ludique et le plus intercatif qu’il m’a été donné de visiter : Le musée des instruments de musique dit MIM.
Inutile de tourner autour de la boîte à musique, dans ce musée, c’est bien de musicologie dont il est question.

Enfant j’étais de celle qui ne tenait pas en place, j’avais envie de toucher à tout et du coup question musée j’étais plutôt Cité des Sciences que Musée d’Orsay.
Les musées d’histoire où l’on vous assène à coups de tableaux ennuyeux et de vestes d’anciens combattants des siècles et des siècles d’ ennui histoire, très peu pour moi.
Bon je me suis un peu assagie depuis, mais tout de même, j’ai trouvé le moyen d’appuyer sur une touche d’un piano sur le quel figurait visiblement une pancarte géante, « ne pas toucher »!
Dammmn, ce que je me serai ennyée si toute l’originalité de ce musée ne résidait pas dans la possibilité qui est donnée aux visiteurs d’écouter quasiment tous les instruments de musique!
Grâce a un casque sans fil, il suffit de se placer devant l’instrument pour en entendre le son ou une mélodie composée avec.
Sur cinq etages, les visiteurs peuvent découvrir les instruments du monde entier et surtout le son qu’ils délivrent. Le tout est accompagné de légendes qui nous dispensent d’un cours de musicologie qui durerait certainement des siècles et des siècles tant le sujet est infini…

Même si l’on est toujours curieux de découvrir le son de tel ou tel instrument, (et la selection du musée est tellement vaste que l’on se dit qu’il serait dommage de passer à côté d’un instrument,) j’ai réalisé  en observant que chaque visiteur passait beaucoup plus de temps devant les instruments dont le son lui est familier. Familier dans le sens où la musique qu’il affectionne, qu’il écoute régulièrement est réalisé en partie par ces instruments.
C’est ainsi que j’ai reconnu dans ce « Multimonica » le son Soul que j’affectionne tant. La Soul des origines je veux dire parce que cet instrument date des années 50 et l’ondioline du dessus dans années 40…

Ces objets pourraient même figurer dans un musée d’art déco, parce que pour moi un instrument de musique est définitivement une oeuvre d’art et onc un possible  objet de décoration. D’ailleurs de nombreuses revues s nous enseignent qu’il est de bon ton de laisser traîner là une guitare accoustique, là un joli tam tam d’afrique ou encore dans un buffet vitré une flûte du moyen orient. Je ne m’y suis jamais aventurée car je sais que je suis le genre d’invitée à demander à mon hote de me jouer un morceau du si bel objet…
Quoiqu’il en soit ce musée est vraiment un lieu reposant, parfait pour débuter une journée de visite ou la terminer. Les visiteurs sont nombreux car il s’agit d’un des lieux préconisé par les guides du monde entier, mais il n’est pas difficile de se laisser aller par la musique et tout oublier…

La piano est de loin l’instrument que je trouve le plus beau, pour cette raison aussi simple, j’ai toujours voulu en faire l’apprentissage (en vain car je manque de patience). C’est qu’il est majesteux, et sa partique exige une discipline qui font de ceux qui le matrîsent de véritables virtuoses.
 En piano il y a beaucoup d’appelés, très peu d’élus. Un élitisme que je respecte et admire tout autant que l’objet lui même. Pour mon plus grand bonheur, tout un étage est réservé au roi des instruments de musique !

Je parlais plus haut des élus à la pratique du piano, Louis Pagnerre dans « De la mauvaise influence de Piano sur l’art musical« , Paris 1885 y voit plutôt des élues et selon des termes qui m’ont arrachés un rire strident brisant ainsi la quiétude de la salle.
Jugez par vous-même :
 » L’élève le plus rebelle à tout sentiment de l’art, le moins apte à comprendre la différence de hauteur entre les sons, leurs mélange, leurs combinaisons, réussira par un travail mécanique plus ou moins obstiné à acquérir ce qu’on appelle un joli talent sur le piano. Cest en général le lot des filles. Au pensionat, au couvent, dans certains cours, elles apprennent le piano ; elles y deviennent quelques fois très fortes, et leurs familles ont fait d’importants sacrifices pécuniaires pour arriver à ce résultat. Le talent est obtenu, et il entre en ligne de compte dans le chiffre de la dot. Le beau-père le met dans la corbeille. « Ma filles est bonne musicienne » dit-il, et le futur  gendre est obligé d’entendre avec extase tel ou tel morceau brillant dont le premier feuillet est orné d’une belle image« .

Ma fille tu fera du piano, j’ai envie de dire!
Sinon juste à côté du musée se trouve une sandwicherie très correcte qui vous permettra de vous restaurer à moindre coût avant de repartir à l’assault du Bruxelles culturel (Magritte ou Belvue?) …

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