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Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Je n’ai pas vu « Easy Rider » mais ce que je savais de Dennis Hopper a suffit à me pousser à aller voir ce qui se tramait du côté de le Cinémathèque. On dit de ce film à petit budget sortit en 1969 dont Dennis Hopper est le réalisateur et l’interprète, qu’il fut l’acte de baptême de l’émergence de ce qu’on appela alors le Nouvel Hollywood.
Le Nouvel Hollywood c’est une sorte de révolution culturelle dont des cinéastes tels que Francis Ford Coppola, Martin Scorsese et Robert Altman entre autres devinrent vite l’emblème.

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Cette exposition s’attache à nous livrer le témoignage d’un Dennis Hopper que les expériences vont mener au cœur des grands chambardements culturels qui bouleversent l’Amérique. Il s’agit notamment de l’émancipation politique mais aussi culturelle de noirs aux travers de personnalités telles que Ike et Tina Turner, Bill Cosby ou James Brown qui deviendront rapidement des icônes de cette contre culture, des sit-in hostiles à la guerre du Vietnam et autres événements qui ont profondément marqué la vie des artistes américains, qu’ils soient acteurs, cinéastes ou peintres comme un certain Andy Warhol dont le cinéaste repère rapidement le potentiel.

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper commence la photographie en 1959, il réalisera des centaines de clichés, photographiant aussi bien les grands espaces que les artistes qu’il côtoie et aux travers desquels il pose cette question: comment des musiciens, des acteurs, des réalisateurs, des hommes politiques sont-il devenus les emblèmes de la révolution américaine? De Martin Luther King à Jane Fonda, on réalise avec cette exposition que les années 60 constituent un réel tournant dans la culture américaine.

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

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Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood
Dans les années 80 Dennis Hopper s’intéresse à l’évolution des villes américaines. Il est alors attiré par la subculture des banlieues avec ses graffitis et ses tags. Il réalise alors une nouvelle série de tableaux entre l’expressionnisme et le minimalisme.Naîtra alors son film « Colors »(1988) qui sera l’un des premiers films à dénoncer la violence des ghettos américains (quelques années avant les émeutes de 1992) et dont le titre « Colors »interprété par Ice T devient disque d’or rendant le rap populaire dans tout le pays. L’exposition présente d’ailleurs des aménagements sonores qui peremettent d’écouter des morceaux choisis par le cinéaste. Dennis Hopper fait également la rencontre à la même époque de l’artiste Jean-Michel Basquiat et se passionne pour son travail. Cette toile(ci-dessous) grand format de l’artiste viendra enrichir sa collection personnelle.

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood
Cette expo se termine avec des portraits d’acteurs dont on devine qu’ils sont proches du cinéaste. Des Portraits décalés, parfois emprunts d’humour très loin des clichés traditionnels comme pris sur le vif qui semblent dénoter une certaine nostalgie des films réellement indépendants, tellement éloignés des blockbusters qui ont fait leur apparition au début des années 80 avec Steven Spielberg et Georges Lucas et qui face aux films à petit budget voir expérimentaux font un effet de « bombardement d’images » .

Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood
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Dennis Hopper et le Nouvel Hollywood
Plus qu’une expo, un voyage, à la Cinémathèque française jusqu’au 19 janvier…

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8 Commentaires

  • Reply Oriane

    Je savais pas que Dennis Hopper était réalisateur… Ton compte-rendu est très intéressant en tout cas.

    5 janvier 2009 at 12 12 44 01441
  • Reply isabelle

    Il y a tellement d’expos à Paris que je n’ai même pas remarqué celle- la. Dommage, le thème est excellent, et le protagoniste haut en couleurs! Je savais Dennis Hopper collectionneur d’art bien qu’il s’en défende, j’avais zappé en revanche le retentissement de « Colors » sur le rap. Ton analyse est très fine, comme d’hab!

    6 janvier 2009 at 8 08 13 01131
  • Reply mariga(z)

    Merci pour ce petit aperçu très interessant… l’oeil de Dennis Hopper (cinéaste ou photographe) est tout à fait pertinent… Pfff et cette toile de Basquiat !! je l’aimerai bien chez moi :))

    6 janvier 2009 at 16 04 34 01341
  • Reply djé

    sa donne envie! tu l’as fait en visite individuelle ou guidée? et on peut prendre des photos alors? c’est trop cool! j’aime trop ton blog, j’y vais tous les jours…

    8 janvier 2009 at 21 09 20 01201
  • Reply D.

    @Tous: l’expo se déroule encore pendant un peu plus de 10jours, allez-y c’est vraiment sympa!@Djé: merci de ta fidélité sur mon blog! Sinon j’y étais en visite individuelle, j’ai horreur des visites guidées, mais j’aime bien regarder les groupes écouter le guide comme ici avec des lycéens.Por les photos, et bien disons que c’est à la tête du client!

    8 janvier 2009 at 21 09 36 01361
  • Reply sindel600

    m bcp tableau avec les sous tasse

    9 janvier 2009 at 12 12 37 01371
  • Reply nubiennes

    J’ai vu « burn after reading » très fun ^v^ .Alors tu n’as toujours pas vu « seven pounds » il est beaucoup mieux .Pas mal ton expo ^v^ .

    9 janvier 2009 at 17 05 16 01161
  • Reply djé

    hey D! c’est encore moi! T au courant de l’expo de david lachapelle, qui commence le 6 fevrier? Si c’est non, jsuis sure que sa va t’interesser! Bonne expo!

    1 février 2009 at 18 06 30 02302
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