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Cinéma

Dernière déception : « Poupoupidou » de Gérald Hustache-Mathieu

Je suis allée voir ce film avec beaucoup d’enthousiasme.
C’est que tout ce qui touche de près ou de loin à Marilyn Monroe me concerne et je dois dire que je suis plutôt indulgente en la matière.
Oui fanatique je suis, je le confesse et l’assume totalement.
Je n’avais pas vu de bande annonce, mais le titre et le synopsis m’ont convaincu d’aller voir ce film dès sa sortie.
Je dois même avouer que j’ai fais des pieds et des mains pour voir ce film ce jour là.
Cela ajoute-il à la déception ?
Je ne pense pas et vous me connaissez suffisamment pour savoir qu’en matière de cinéma les contingences de tournages ou de visionnage ne comptent pas. 
Voilà je tourne autour du pot tellement j’exècre de dire du mal de ce film, mais l’une de mes résolutions de cette années bloguesque et de consacrer quelques lignes à chacun des films que je vois. Cela me permettra d’en dresser plus facilement un bilan en fin d’année.

« Poupoupidou » c’est donc l’histoire d’un écrivain parisien en mal d’inspiration qui se retrouvant inopinément coincé dans un hôtel miteux de Mouthe connu comme la ville la plus froide de France, tombe sur un fait divers plutôt inspirant : Une jeune femme est retrouvée ensevelie sous la neige. Suicide ou meurtre ? C’est le récit que notre auteur se met en tête de rédiger et pour lequel il va plonger au coeur de ce que fut la vie de cette starlette locale effigie du fromage Belle de Jura qui s’est persuadée depuis l’adolescence qu’elle est la réincarnation de Marilyn Monroe.
Notre écrivain incarné par Jean-Paul Rouve se lance alors dans une enquête qui s’apparente plus à une succession de situations cocasses plutôt drôles , mais au début seulement parce que le soufflé retombe très vite pour laisser place à un film plat mais néanmoins gesticulant (il se passe tout plein de choses toutes plus inintéressantes les unes que les autres) dont aucun des protagonistes n’arrive à relever le niveau.
Sophie Quinton qui interprète la starlette est aussi fantomatique qu’une apparition de la star et Jean-Paul Rouve pourtant parfait dans le rôle de l’écrivain cynique s’avère plutôt décevant parce que justement trop mou. Il ne parvient pas à trouver l’équilibre d’un rôle qui se situe entre celui d’un « Monk » et d’un Houellebecq.
La seule beauté de ce film réside dans les très beaux paysages enneigés et l’atmosphère froide (typique au polars) qui est parfaitement retranscrite.
Pour le reste on repassera.
Ce film est pour moi un parfait cas d’école de la vraie fausse bonne idée.
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