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Inspirations, Musique

DIANA RO(k)SS


Une fois n’est pas coutume: Je vous montre d’abord la photo, et ensuite la pochette qui a recueilli tous mes suffrages.
La photo, on la doit à Francesco Scavullo qui a bien compris en 1979 que Diana Ross devait renaître de ses cendres pour enflammer de nouveau les Dance- floor du monde entier.
Le résultat est à la hauteur du monument…

Il n’y en a que pour le style de Diana Ross période Supremes
Moi c’est dans sa période après Supremes, plus particulièrement à la sortie de cet album que j’ai élu Diana Ross femme la plus sexy et la plus stylée de sa génération !

Le style n’est pas seulement une attitude, c’est d’abord un petit quelque chose …
A l’image de ce petit bout de femme frêle telle un moineau tombé de son nid dont les immenses yeux se découpent d’un visage anguleux aux pommettes saillantes.
Nous sommes alors très loin des canons de beauté du rythm and blues, aux visages poupins comme celui de Candi Staton et aux formes épanouies comme celles d’Aretha Franklin.
Et pourtant de Florence Ballard et de Betty Travis ex-membres des Supremes, il s’avère rapidement aux yeux de Berry Gordy manageur es gourou que Diana est la seule qui a le potentiel pour faire une carrière solo.
En 1969 elle quitte donc les Supremes pour entamer une carrière solo et sort son premier album éponyme le 19 juin 1970.
C’est le début de la gloire.
Une gloire pavée de hits, flash et de reconnaissance comme sa nomination aux Oscars pour sa majestueuse interprétation de Billie Holiday dans le film « Lady Sings The Blues« .

Cependant vers la fin de années 70, la carrière de Diana est en perte de vitesse : elle doit faire face à un divorce et les albums qui suivent sont moins magistraux « Diana Ross« (« Baby it’s me » sorti en 1977 se classe en 18° position des ventes, puis « The Boss » en 1979)


En mai 1980 elle sort « diana« (avec un d minuscule): album de platine!
Le stylisme simplissime de la pochette montre qu’en s’émancipant de son manager Berry Gordy, Diana s’est également affranchie du style « Motown » en vogue à l’époque.
Fini les perruques volumineuses et les robes fourreaux, nous sommes au début des années 80 et la mode est au sporty chic.
Jane Fonda réinvente le « style fitness » et les chemisiers à épaulettes laissent la place au tee-shirt que l’on noue au dessus du nombril pour mettre en valeur les poitrines menues.
Diana va même jusqu’à sacrifier la crinière qui a fait son succès pour une chevelure à la nuque.
Les cheveux trempés et brossés vers l’arrière sont un clin d’œil au contenu de l’album qu renferme des titres on ne peut plus sulfureux!
Diana est une femme des années 80, jusqu’au bout des seins et l’affirme aussi bien dans son style que dans ses chansons. »Upside Down Upside down Boy, you turn me
Inside out,,And round and round
 » devient l’hymne de toute une génération!
Fini les photos close-up et les focus sur ses immenses yeux, Diana aime son corps svelte et le montre.
En 2003 la Réédition de l’album « diana » dite « Deluxe » est un véritable événement et l’on retrouve sur la pochette tout ce que son public aime en elle : sa crinière naturelle à laquelle l’on a rajouté des postiches pour lui donner cette allure féline chère à ses fan. La pose lascive qui prouve qu’elle est maîtresse d’un corps qu’elle assume à 100%.
La provocation avec le choix d’un débardeur unisexe blanc(couleur virginale) très échancré porté avec une paire de jeans fraîchement découpée et des motardes. Il ne s’agit ni plus ni moins d’un clin d’œil au look Gay 80’s. Un public qu’elle a su briguer grâce au tube « I’m coming out » au point d’en devenir une véritable icône.
Diana crée la mode(plus qu’elle ne la subit) comme elle façonne sa carrière.
En une photo tout est dit, la carrière de Diana peut repartir là où elle l’avait laissé!

Il y a tellement de pochettes de Diana a décrypter ainsi, que sans hésitation je lui décerne le best-of-d d’or de l’artiste la plus stylée de sa génération.
Bien sur Beyonce Knowles a bien essayé de marcher sur ses traces,malheureusement avec beaucoup moins de décontraction et de détachement ce que lui a souvent valu les foudres des gardiens de ce style dont les doyennes ne sont autres que Diana Ross et Tina Turner (entre autres !).

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3 Commentaires

  • Reply nubiennes

    D’habitude j’aime pas regardé les concerts en vidéo parce qu’au bout d’un mment je m’ennui mais je dois dire que le concert de Miss Ross était merveilleux pour ne pas dire magique .On ressent tout son charisme et son talent même à travers le petit écran …euh plasma d’1m ^c^ .

    27 août 2008 at 15 03 31 08318
  • Reply nubiennes

    Je comprends pourquoi le king of pop était tombé amoureux .En fait Diana c’est son amour interdit .Si seulement il avait pu être de la même génération ce couple aurait été explosif ^0^ .D’ailleurs on se demande toujours si Dirty Diana n’était pas destiné à Miss Ross .

    27 août 2008 at 15 03 34 08348
  • Reply Bouffeuse de vie

    Coucou Nubien!ravie de te revoir ici, tu m’avais manqué! 😀Sinon oui le titre « Dirty Diana » était bien adréssé ou plutôt faisait bien référence à Diana Ross.Michael a connu Diana très jeune, managers de la Motown oblig, il se sont très vite croisés dans les soirées branchées organisées par le label.Michael est admirative de la diva, mais assiste aussi à des scènes pas très brillante ou Diana apparîait vulnérable, manipulée et tantôt manipulatrice.Il ne comprend pas son attitude et il est alors extrêmement déçu plus par le star système( car diana est alors un pion dans le jeu de la Motown et de Berry Gordy) que par la chanteuse elle même.Pour lui qui gôute tout juste aux fastes de la gloire c’est la désillusion. « Dirty Dina » qui vaudra malheurseusemnt à MJ les foudres de la diva est en fait une métaphore du système qu’il considère comme une femme prête à tout pour arriver à ses fins.C’est un peu tiré par les cheveux tout ça, mais que veux tu Michael Jackson est un génie avec toute la complexité que cela comporte.

    27 août 2008 at 16 04 00 08008
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