Follow:
Lecture

L’amour est dans le pré

Je profite du démarrage d’une de mes émission de télé-réalité favorite pour vous parler de ma dernière lecture ou le roman qui m’a réconcilier avec les histoires d’amour.
« L’amour est dans le pré » aurait pu être le titre de ce roman d’amour vraiment rafraîchissant, mais je ne l’aurai sans doute pas choisi et ceci malgré cette couverture que je trouve trop jolie.
Ceux qui connaissent mes lectures n’ont pas cru une seule seconde qu’il s’agissait bel et bien d’une histoire d’amour et j’ai souvent eu droit à un « D. et ses lectures! ».
Et moi de me défendre : « Mais non, ça n’est pas une énième histoire de tueur en série, c’est juste un roman d’amour comme je les aime ».
Voyez plutôt le pitch:
Désirée est bibliothécaire et citadine très au fait des choses de la ville et de la vie moderne. Elle se rend régulièrement sur la tombe de son mari décédé beaucoup trop tôt mais dont elle réalise qu’elle n’était pas foncièrement(voir pas du tout) amoureuse. Le mec de la tombe d’à côté c’est Benny, un grand dadet bien bâti qui vient fleurir la tombe un peu bling-bling de sa mère qui était également la seule femme de sa vie et qui lui a laissé en héritage une ferme à laquelle il consacre son corps et son âme depuis qu’il est en âge de travailler.
Chaque fois que ces deux là se croisent, ils s’ignorent ostensiblement jusqu’à ce jour ou Désirée adresse à Benny son sourire de « retour de vacances » et qu’il éprouve une envie quotidienne de la recroiser au cimetière.
Elle le trouve bizarre mais chaque fois qu’elle le croise ses « ovaires qui se mettent à danser » lui demandent de l’aborder.
Benny fera le premier pas, et pendant quelques jours ces deux là s’emboîtent aussi bien que des meubles Ikea jusqu’à ce que leurs éducations respectives et leur mode de vie si différent finissent par faire craquer le vernis.
Désirée est une bobo Suédoise qui ne mange quasiment pas de viande, aime l’opéra et dont l’appartement aux murs immaculés, jonchés de livre de philosophie et de grands classiques ennuie Benny, lui qui rêve d’une femme qui saurait lui faire ses fameuses boulettes de viande, lui tricoterait des vêtements chauds pendant qu’il serait au labour et redonnerait un semblant de vie à cette maison lugubre dans laquelle s’entassent les broderies de sa mère.
Ces deux là vont essayer de lutter pour faire avec, se parler même quand il n’y a rien à dire et taire les conflits intérieurs qui les animent, jusqu’à ce que la vie et ses exigences de conformité prenne le dessus et les sépare, ou les réunisse… Juste une question de point de vue.
« Le mec de la tombe d’à côté » c’est l’histoire d’une histoire d’amour pas si originale que ça mais racontée de façon atypique, dans une langue très simple et avec un humour que l’on a pas l’habitude de rencontrer dans ce type de bouquin.
Au delà de l’histoire j’ai particulièrement aimé le choix de l’auteur de donner la parole de façon alternée, un chapitre sur deux à chacun des protagonistes pour qu’il délivre sa propre version des faits.
Désirée croit savoir lire dans les pensées de Benny, et lui aimerait qu’elle devine les siennes. Ce serait tellement plus simple ainsi. Cela leur permettrait de juste s’aimer sans avoir à régler les infimes et infinis détails du quotidien qui leur font obstacle.
Cette narration à quatre mains nous confirme ce que l’on savait déjà, à savoir : les hommes viennent de Mars, les femmes de Venus.
Ce qui les empêche de vivre ensemble est un peu plus compliqué que cela, nous confesse l’auteur.
Si comme moi vous avez horreur des histoires à l’eau de rose ou à la Musso, ce livre est pour vous.
Partager
Plus Ancien Plus Récent

Pas de commentaire

Laisser un commentaire