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Sorties

Les femmes de l’ombre

On a beaucoup ecrit sur la révolution mexicaine et notamment sur les acteurs qui l’ont fait.
Mais comme dans chaque histoire il ya des oubliées…
Alexandre Jardin dit qu’ « Il ne faut pas laisser la vérité gâcher une belle histoire ».
Ce qui est vrai en littérature ne l’est pas forcément en Histoire et les oeuvres « rétablissant » ou « réhabilitant » ces oubliés remportent toujours un franc succés (cf.le film »La Rafle »).
De la révolution mexicaine qui débuta en 1910 on connaissait plus ou moins Emiliano Zapata et autres représentants de la gente masculine armée, mais ce que l’on ignorait c’est que derrière tous ces braves hommes se tenaient des femmes toutes aussi braves.
Cartouchière en echarpe, fusil à l’épaule et poignard à la ceinture, celles que l’on ne mentionne jamais ou trop rarement sont « Las Soldaderas » mise à l’honneur à la Galerie du Monde des Amériques à Paris jusqu’au 27mai.
Un hommage aussi digne que le lieu le permet(la galerie n’est pas grande) , composé de plusieurs photographies de taille moyenne dans un noir et blanc très stylé.
Alors que le Mexique célèbre cette année le centennaire de sa révolution, c’était l’occasion de parler de ces femmes engagées malgrés elles mais paradoxalement restéees dans l’ombre.
La soldaderas sont ces femmes qui combatirent comme les hommes aussi bien du côté des révoltutionnaires que des forces gouvernementales mais de manière informelle.
Il s’agissait de prostituées, d’epouses accompagnant leur epoux au combat, de  jeunes filles surnomées « adelita » arrâchées à leur famille et asservies aux soldats (ndllr:Zapata ne se maria pas moins de 27 fois dont 2  « officielles » et il fut aussi connu pour ses faits de geurre que pour son « harem » composé d’une multitude de  femmes de tout âge). Ces femmes quelque soit leur statut devaient aussi bien assurer le « devoir conjugal » que la cuisine, ou s’improviser médecin pour  soigner les blessures de guerre.
De condition et de destin différent , elles ont pourtant en commun un port de reine et une certaine gravité dans le visage que les photos  issues des archives d’Augustin et Gustavo Casasola illustrent parfaitement.
 
 
 
 

Photo-Galerie du Monde des Amériques

3, rue Cassette 75006 Paris

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