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Mad at (Jon) Hamm !

Oui son nom est Hamm, Jon Hamm mais il fait désormais corps avec le personnage de Don Draper qu’il interprète avec une sincérité et un charisme hors norme à la télévision depuis  maintenant 3ans.
Non ne me dite pas que la Mad Men Madness vous a échappé ?
Bon ok j’admets que cette série diffusée par la chaîne américaine câblée AMC se dote d’un style unique auquel on adhère ou pas.
D’ailleurs il n’est pas rare de trouver désormais le nom de la série associé au mot « Style » pour vendre un produit, un article ou un style de vie comme disent les américains: The Mad Men Style.
Voyez cet article qui décrypte très bien le style Mad Men.
En ce qui me concerne j’avais bien sur une sensibilité pour l’esthétique des années 60, le format film en télévision, les longs silences pendant lesquels il faut lire dans les pensées et interpréter les regards, la musique qui annonce la tragédie ou le tombé de rideau.
Oui cette série avait tout pour me plaire, mais en réalité je suis énième conquête de Don Draper.
Mais qui est Don Draper ?
« No one will ever know » nous prévient-on dès les premiers épisodes  et au début de la quatrième saison le mystère demeure (presque) entier.

 Pour garder le suspens intact, si vous découvrez à peine la série, voilà ce que vous devez savoir :

(Ah ah la je fais semblant de faire un vrai post série télé alors qu’en réalité et je pense que vous l’aurez bien compris puisque vous commencez à me connaître un peu, ceci est purement et simplement un post  » Fan de » )
Je disais donc avant cette longue digression que Don Draper est le Mad Men en chef, celui qui porte la série  (et l’agence se plait-il à croire) sur ses larges épaules carrées(soupir) et autour duquel le s’articule le scénario.
 Don est le directeur de création  de l’agence de publicité Sterling Cooper, il est donc comme les autres protagonistes masculins(à une exception féminine près) un AD MEN. Ad étant l’abréviation anglaise d’advertising, c’est ainsi que l’on nommait les hommes bossant au sein d’agence de publicité qui pour la plupart se trouvaient sur Manhattan. 
Le titre de la série Mad Men est donc totalement de circonstance et les années 60 offrent un cadre idéal pour dresser le portrait d’une société américaine moyenne en pleine mutation qui au travers de la publicité apparaît comme avant-gardiste mais qui reste paradoxalement extrêmement conservatrice.
Mad Men ça n’est pas autre chose que l’histoire culturelle et politique des États-Unis, et la série ne laisse aucun évènement à la providence mais s’en sert  comme une toile de fond sans oublier de peaufiner le genre série télé. Nous sommes donc aux premières loges des faits sociaux et politiques marquants de la décennie tels que l’émancipation féminine, la parité, la lutte pour les droits civiques, le racisme,l’assassinat de Kennedy, l’homosexualité , la libération des moeurs, la notion de famille, le mariage, l’adultère, le divorce etc. La série a d’ailleurs été récompensée plusieurs fois pour l’exactitude avec laquelle ses faits sont abordés, évoqués ou traités.
C’est que Mad Men est avant tout une série à l’esthétisme très léché mais aussi très rigoureux.
Je ne suis pas une spécialiste, mais je m’intéresse beaucoup à cette période notamment en ce qui concerne l’art, la décoration et la mode et je n’ai noté aucun anachronisme. Des liqueurs qui se trouvent sur la desserte du bureau de Don, en passant par le tee-shirt blanc qu’il porte sous ses chemises à la décoration des appartements, rien n’est laissé au hasard, tout a été savamment étudié.
Pour un peu on pourrait même penser que Mad Men est une série un chouia élitiste, mais il n’en est rien, c’est la saga familiale dans toute sa splendeur, c’est Manhattan ton univers impitoyable, peuplé de créatifs parvenus qui rêvent tous d’être à la tête de l’agence, de tromper leur femme aussi souvent que le peu de temps libre que leur laisse la dure tâche de transformer une idée en produit le permet et de tenir l’alcool aussi longtemps qu’on leur prête vie.
D’ailleurs Don dès le premier épisode parle ainsi de ses collègues : «  Cet endroit compte plus d’artistes et d’intellectuels ratés que le III ème Reich ».
Même dis comme ça, la série ne vous tente pas ?
Certains téléspectateurs n’ont pas du tout accroché au rythme plutôt lent qui tranche avec les séries au rythme tellement effréné qu’elles en deviennent chronophage.
Mad Men se savoure comme un vieux Scotch, même si dans la série on y noie  plutôt ses désillusions et ses sentiments. D’ailleurs n’hésitez pas à lire l’article très intéressant que le site Slate consacre à l’alcool dans Mad Men  ici .
 Je disais donc que j’aime Don Draper, que dis-je j’en suis folle, et même si je ne peux m’empêcher de laisser échapper un sifflement  de satisfaction ( de très bon goût) quand il lui arrive des déconvenues toutes largement méritées (Hé oui Mad Men n’échappe pas à la bonne vielle morale judéo-chrétienne omniprésente dans les séries télé selon laquelle « Qui sème le vent récolte la tempête « ), je ne vois pas comment cette aventure aurait été possible sans un tel personnage, sans un tel acteur .
Mais il était ou avant lui ? !(Yeux en coeur)
Don c’est le Poor lonesome cow bow version 60 dont la cigarette Lucky Strike ( Ou comment placer un produit en l’intégrant carrément au scénario) a résisté à la censure.
C’est le côté sombre du rêve américain qui pour un peu cracherait même dessus!
Don ne parle pas beaucoup, tout est dans son attitude tantôt tendre, tantôt méprisante, tantôt sombre, tantôt incroyablement légère.
Les autres et surtout les femmes se plaisent à croire qu’il est  un génie  et comme tel est torturé et il ne prend même pas la peine d’en être flatté.
Il est comme Le Iago de Shakespeare, « The Man we love to hate « , en beaucoup moins pire je vous rassure, mais ne dit-ont pas que les femmes aiment les salauds?
Moi j’aime juste les bons acteurs et exceller sur le petit écran est suffisamment rare de nos jours pour être souligné.
D’ailleurs quelle ne fut pas ma joie (En réalité cris hystériques et remerciements du tout puissant sous le regard de Monsieur médusé ) d’apprendre que c’est à Jon qu’a été confié la lourde tâche de redonner vie à Clark Kent alias Superman !!!

Affaire à suivre.

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