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M’enfin !

Quick et Flupke de Hergé, rue Haute,1995.
Chaque ville a sa propre politique d’urbanisme et les enjeux qui en découlent sont très importants, surtout lorsqu’il s’agit d’une capitale. Je n’ai pas fait le tour du monde (ce n’est pas l’envie qui m’en manque), mais je crois que dans ce domaine Paris masterise .
Dublin est une véritable catastrophe, au point où je me suis demandée si ils connaissaient l’existence d’une telle discipline…
Je pense que Bruxelles connait ses défaut, et essaye d’y remedier en reconstruisant. Mais comme tout le monde sait, Rome ne s’est pas faite en un jour.
Il est donc fréquent d’y voir de très belles facades anciennes qui cotoient d’autre très modernes et très laides.
La ville a en outre adopté pour de nombreux édicifices la technique du façadisme 
qui consiste à ne conserver que les façades jugées intéressantes de bâtiments anciens dont tout le reste est demolit puis reconstruit selon les besoins actuels. En gros vous avez rentrez au chateau de Versailles, mais à l’intèrieur cest Beaubourg (j’exagère à peine!).
Je vous avouerais que je ne suis pas très convaincue par la technique qui donne vraiment de surprenants contrastes visuels…
On y voit aussi un peu d’ intégration, qui consiste à conserver un bâtiment qui a priori n’a  plus rien  à faire là, pour l’intégrer dans le décor. Sensations fortes garanties !
Il y a neanmoins un truc qui est trop mignon et qui ma foi fait son petit effet lorsque l’on se ballade dans les rue de la capitale belge : Le parcours de BD.

Il s’agit d’un ensemble de peintures murales conçues ou inspirées par les grands auteurs de la bande dessinée belge. Un projet débuté en 1991 à l’intiative des autorités communales de Bruxelles-Ville et en partenariat avec le CBBD. Ces fresques agissent un peu comme un « cache misère » , mais croyez-moi cela n’enlève en rien de leur charme et rajoute au pittoresque de certains quartiers. Et puis c’était aussi l’occasion de rendre hommage aux nombreux dessinateurs connus du monde entier qui sont nés et ont grandi à Bruxelles.

Entre nous, c’est pas plus classe que la sinistre plaque indiquant « Ici naquit, vecu et mouru » brrr
La ville compte aujourd’hui près d’une trentaine de fresques.
Au départ nous tombions  dessus un peu par hasard, mais j’avoue que vers la fin du séjour ça un peu viré chasse à la fresque!
Bien entendu nous ne les avons pas toutes trouvées (surtout celle de mon Gaston snif!) mais cela nous aura permis de sortir un peu des sentier battus et de découvrir un tout autre Bruxelles un peu moins tourristique.

Voici deux exemples saisissants d’intégration…
La place des Martyrs illustre le façadisme. Pendant longtemps cette place fut un lieu d’habitation prisé avant de tomber en décrépitude. On décida alors de redonner aux facades un caractère homogène et leur rendre leur dignité d’antan.  Le problème c’est que derrière les façades d’un blanc éclatant on devine aisément les bureaux d’architectures et de cabinets ministeriels de la Communauté flammande.
La place abrite également un Théâtre.
M’enfin, j’ai eu envie de de dire en tombant sur cette place!
Mais revenons à nos fresques:
Monsieur Jean de Dupuy-Berberian, rue des Bogards, 2002.
Tintin de Hergé, rue de l’Étuve, 2005.
Olivier Rameau de Dany, rue du Chêne, 1997.

Odilon Verjus de Verron et Yann, rue des Capucins, 2004.
 Boule et Bill de Roba, rue du Chevreuil ,1991(me demande si il n’y a pas un peu d’intégration dans tous ça?)
Broussaille de Frank Pé, Plattensteen, 1991.
 Nero de Marc Sleen, 1995.
Last but not least, face à la sortie de la gare de Bruxelles Midi, une fresque représentant de nombreux heros édités aux éditions Lombard.
Cette fresque sur bâche déssinée par l’auteur Johan De Moor a été inaugurée le 12 decembre 2008.
On y voit une multitude de personnages sortant de l’ouvrage « Le Secret de l’Espadon » d’Edgar Pierre Jacobs. Cet album de Blake et Mortimer fut le premier édité par les éditions du Lombard en 1950. 
Le TGV renvoie à la gare située à quelques metres et à l’Eurostar partenaire de l’opération. A quelque mètres de là on peut également appercevoir une enseigne à l’éffigie de Tintin et de Milou. Il s’agit d’une des permière chose que l’on voit en pénétrant Bruxelles.
On est belge ou on ne l’est pas!




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1 Commentaire

  • Reply Oriane

    Très intéressant… j'apprends d'aileurs ce que signifie le P de Edgar P. Jacobs, je suis une très grande fan de Blake te Mortimer 😉

    27 avril 2010 at 11 11 14 04144
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