Follow:
Lecture

Phenomenal Woman

Je ne connaissais que les poèmes de Maya Angelou.Ceux-ci sont tellement puissants que l’on a l’impression de tout connaître d’elle.

Et pourtant, je ne savais pas (même si je m’en doutais un peu) que Maya était une de ces « femmes qui court avec les loups ».

Que l’on a un jour essayé d’empêcher son petit cœur de battre, mais qu’elle a réussi à le faire repartir car comme écrit Agnès Desarthe (« Mangez-moi »), »on empêche pas un petit cœur de battre ».

Voilà comment je me suis retrouvée à interrompre le dernier Labro pour découvrir une partie de la vie de Maya Angelou.

Le titre me rappelait cette petite phrase griffonnée sur mon carnet il y a deux ans déjà et j’eus la conviction que je devais lire ce livre, qu’ensuite je ne verrais plus les choses de la même façon…

Ce que je peux dire, c’est qu’il existe un passé collectif tellement fort que quelque soit l’endroit où l’on a grandi et la façon dont s’est déroulée notre enfance, on se retrouve dans celle de Maya Angelou.

Elle n’a pas été tendre, mais tellement riche d’enseignements et racontée avec une telle sagesse que l’on se voit contraint de ravaler ses larmes.

Car Maya ne pleure pas, comme son titre l’indique, ceci n’est pas un pamphlet pleurnichard et revanchard sur l’enfance d’une petite fille noire des États-Unis ségrégationnistes.

« Je Sais Pourquoi Chante L’oiseau En Cage » est un véritable roman, d’une qualité narrative telle qu’il conduit au constat qu’il ne suffit pas d’avoir des choses à raconter pour être un bon romancier.

Ce livre m’a terrassé. Faire de sa vie un roman, voilà qui n’est pas chose facile et lorsque l’auteur y parvient, ce que vous lisez est aussi divertissant qu’un bon film.
Seul Alexandre Jardin et son très controversé « Roman des Jardins » m’a fait cet effet et pourtant il s’agit d’histoires à mille lieux lumière.

Maya Angelou a mis un terme à ma paresse littéraire de ces derniers temps. La pile de magazines sur mon bureau n’a cessé de grimper et pour une fois je ne me sens même pas à la marge.J’ai juste envie d’écrémer ma bibliothèque à la recherche d’autres trésors juste entamés et inachevés.

Marc Levy dit ne jamais décrire ses personnages pour mieux laisser le lecteur se les figurer. L’histoire amène Maya à se décrire physiquement à divers stades de son enfance (le récit se termine sur ses 16 ans) et l’image qu’elle a d’elle même n’est pas toujours tendre. Moi je l’imaginais à l’époque où elle écrivait ces lignes, la femme qu’elle était devenue.
J’avais une image très précise que la magie d’internet à concrétisé. Maya pose sous l’objectif de G. Paul Bishop en 1954, l’époque où elle réalise le rêve de sa mère: devenir actrice. Cela explique peut-être en partie par l’incroyable charisme se dégageant de ces photos.

 

Maya AngelouMaya Angelou

Je vous laisse découvrir son poème le plus célèbre :

Phenomenal woman –

Pretty women wonder where my secret lies.

I’m not cute or built to suit a fashion model’s size

But when I start to tell them,

They think I’m telling lies.

I say,

It’s in the reach of my arms

The span of my hips,

The stride of my step,

The curl of my lips.

I’m a woman

Phenomenally.

Phenomenal woman,

That’s me.

I walk into a room

Just as cool as you please,

And to a man,

The fellows stand or

Fall down on their knees.

Then they swarm around me,

A hive of honey bees.

Men themselves have wondered

What they see in me.

They try so much

But they can’t touch

My inner mystery.

When I try to show them

They say they still can’t see.

I say,

It’s in the arch of my back,

The sun of my smile,

The ride of my breasts,

The grace of my style.

I’m a woman

Phenomenally.

Phenomenal woman,

That’s me.

Maya Angelou

 

Aschobi

Aschobi@ARISE Africa Fashion Week 2009.
Partager
Plus Ancien Plus Récent

Vous aimerez aussi

Pas de commentaire

Laisser un commentaire